J’avais connu l’existence de ce logiciel par les documentations mais il ne semblait pas disponible en France pour l’instant. Je me suis donc empressé de télécharger, et la mise à jour 1.11 du firmware (indispensable pour utiliser Pentax remote assistant), et le logiciel, et de faire un essai. A vrai dire je partais complètement à l’aventure, puisque ne disposant d’aucune documentation, je ne savais pas exactement ce que je pouvais attendre de mes trouvailles.
Que peut-on faire avec ce logiciel ?
Tout simplement, Pentax remote assistant permet de piloter l’ *istD depuis l’ordinateur. Une copie d’écran (à défaut d’un petit dessin) valant mieux qu’un long discours, mon autoportrait va illustrer mes explications.

- Ecran pentax remote assistant
- Copie d’écran du logiciel Pentax pour pilotage du reflex *istD
Celà va sans dire, le boitier doit être relié à l’ordinateur par le cable USB, et sous tension. Il est préférable de prévoir une alimentation par l’adaptateur secteur pour éviter toute mauvaise surprise avec les piles. Enfin il est nécéssaire qu’une carte mémoire soit présente dans le boitier même si elle est inutilisée ensuite.
La fenêtre principale regroupe une série de boutons au dessus des informations que l’on trouve dans le viseur.
Fonctions de ces boutons, de gauche à droite :
Single shooting mode : mémorisation vue par vue, l’image s’affiche dans la fenêtre principale, une fenêtre secondaire s’ouvre pour proposer d’enregistrer le fichier.
Buffer select mode : ouvre une fenêtre secondaire , où s’affichent six (ou deux) vues. Les photos sont mémorisées, et peuvent être enregistrées sur disque ou effacées.
Auto save mode : les photos sont enregistrées automatiquement sur le disque dur.
AF execution, AE-L et le bouton vert ont le même rôle que leurs homologues sur le boitier (mise au point, mémorisation des données d’exposition et réglages d’exposition en modes "hyper-programme" et "hyper-manuel".
le bouton suivant, Remote Interval / Bracketshoot, ouvre une fenêtre avec deux onglets : une fonction intervallomètre (réglages de l’heure de départ, de l’intervalle entre les vues et du nombre de vues), ou bien les réglages du bracketting automatique avec des fonctions avancées : on peut faire varier l’exposition, la saturation, le contraste ou la netteté. Le bracketting sur l’exposition peut se faire sur 3, 5, 7 ou 9 vues.
à coté, Custom function et Camera menu screen window, donnent accès aux fonctions personnalisées et aux réglages du bouton "menu" de l’appareil,
le dernier bouton offre diverses options : choix du dossier pour enregistrer, base de nom des fichiers, etc…
enfin le point d’interrogation ouvre une aide en ligne.
Les deux fenêtres inférieures Shooting conditions et Camera settings sont accessibles par un menu. Dans ces fenêtres les boutons munis d’une flèche sur la droite déploient des menus déroulants et donnent accés aux réglages correspondants.
Les modes de capture doivent être séléctionnés sur le boitier par le sélecteur de mode. Par exemple ; en réglant la molette sur le mode M (hyper-manuel), un clic sur le bouton vert règle diaphragme et vitesse selon la ligne de programme choisie, puis l’on peut dérouler le pop-menu "Shutter speed" et choisir une autre vitesse, ou bien une autre ouverture dans "Aperture value", modifier la balance des blancs, etc…
De même, si vous sélectionnez le mode manuel pour le choix de la mire d’autofocus, vous pouvez choisir cette mire soit dans le menu déroulant "AF point" de la fenêtre Shooting conditions, soit encore plus simplement en cliquant sur la mire désirée dans l’écran de la fenêtre principale.
Il ne reste plus qu’à cliquer sur le bouton rond en bas à gauche et selon votre choix la photo apparaît sur l’écran ou dans la fenêtre du buffer, ou s’enregistre directement, selon le mode prévu.
Et il y a aussi un bouton (carré au dessus du déclencheur) qui permet d’afficher l’histogramme.
L’intérêt de ce logiciel réside, d’une part dans la possibilité, au demeurant assez ludique, de piloter l’appareil à partir de l’ordinateur, et d’autre part de charger directement les images sur le disque dur sans transiter par la carte mémoire. Enfin la fonction intervallomètre est intéressante dans beaucoup d’applications professionnelles.
Voilà donc un outil assez complet, et d’un emploi suffisamment simple et intuitif pour pouvoir se passer de la connaissance de l’anglais, en attendant - pourquoi pas - une version française ?
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