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Débuter la photographie macro avec son reflex

dimanche 19 juin 2011, par Clover

La pratique de la "Macro" en photo est une discipline à part entière pour qui veut aller loin. Nous allons aborder ici les premiers pas pour "tâter" de la macro et surtout les premiers outils à acquérir ( l’article sera mis à jour avec des photos ultérieurement ).

Contrairement au monde du compact numérique où la macro se résume à une distance de mise au point minimale, en reflex, il est souvent plus simple de parler de rapport de grossissement.
Par exemple un objectif macro 1:1 est un objectif qui projettera une image de la même taille que l’objet photographier au plus fort grossissement.

Pour y arriver, il existe plusieurs solutions :

Les Bonnettes :

Se présentant comme un filtre avant d’un objectif, il se visse ( donc le diamètre de la monture avant de l’objectif est à prendre en compte ou alors ajouter des convertisseurs ) cela donne un effet loupe et permet de diminuer la distance de mise au point minimale.

Sans bonnette

Bonnettes +1, +2, +4

- Avantage : Pas cher, permet de débuter et savoir si on aime ou pas

- Inconvénient : comme les loupes, cela déforme les bords de l’image finale, il en est de même des bonnettes et seules les plus chères s’en sortent le mieux.

Bague inversée :

Si vous prenez un objectif d’une focale inférieure à 50mm, en la regardant de l’avant, vous verrez qu’il y a un effet loupe, il existe donc des bagues d’inversion qui permette soit de monter un objectif à l’envers en plus de l’objectif que l’on a, soit directement sur la baillonette.
Par exemple Pentax référence une bague d’inversion K et diamètre 52mm :

37955 Bague inversion K (52 mm) environ 25,00 €

Exemple : 50mm FA f1.4 sans bague d’inversion

Exemple : 50mm FA f1.4 avec la bague d’inversion

- Avantage : c’est pas cher non plus

- Inconvénient : il faut un objectif avec une bague de diaphragme réglable ( sauf si on a les ancien système novoflex mais hors de prix ) et on expose une partie interne d’objectif vers l’avant. ( sans parler qu’il faut l’objectif avec le diamètre correspondant )
Une astuce pour protéger un peu plus son optique et utiliser les DA sans bague de diaph, se procurer un adaptateur Pentax KA vers Nex, cela fait paresoleil et vous récupérer un contrôleur de diaphragme

Tubes ou bagues allonges

En général, vendu par trois, ils augmente le tirage et diminue la distance de mise au point minimale

- Avantage : on ne modifie pas la qualité de la chaine optique car ce sont juste des tubes, par contre, les combinaisons sont multiples pour arriver à ses fins

- Inconvénient : souvent cher, les automatismes transmis sont plus ou moins importants. D’ailleurs, il vaut mieux rechercher les Kenkos, qui ne sont certes plus produites en Pentax mais qui couplaient aussi l’autofocus. Les bagues ne transmettant aucune information ont besoin d’objectifs avec la bague de diaphragme car sinon, il n’y a aucun moyen pour le boitier de le contrôler.
Autre point, le décalage de la zone de mise au point fait perdre aussi la netteté à l’infini. Pensez à les retirer quand il s’agit de prendre en photo les paysages.

Les soufflets

Les soufflets sont comme des tubes allonges modifiables mais qui nécessite un usage très pointu.
Les soufflets Pentax ne sont plus fabriqués, il faut soit en trouver un complet d’occasion soit chercher dans les compatibles ( cf foto-tip.pl )

Objectif macro spécifiques

Plus facile, il existe des objectifs dédiés macro. Il peuvent aussi servir à d’autres usages, ce qui rend le choix parfois délicat.
En général, 3 catégories :

- les 50mm

Sur le marché du neuf, Pentax propose donc le 50mm DFA f/ : 2.8 qui a sa bague de diaphragme mais aussi un rapport 1:1 d’emblée. Sigma propose aussi un 50mm EX DG et ZEISS a son objectif manuel, le Makro-Planar T* 50mm F2.0 ZK Pentax.
Avec un 50mm non macro

Avec le 50mm DF-A Pentax au grossissement maximum

- les 90-100mm
Grosse catégorie, Pentax a son très bon 100mm Macro WR DFA f/ 2.8, Sigma a son 105mm Macro, Tamron son 90mm Macro Di et Zeiss a toujours à son actif, l’excellent Makro-Planar T* 100mm F2.0 ZK Pentax mais qui ne va qu’au rapport 1:2 sans sa bonette et VOIGTLANDER a ses dernier exemplaires du Lanthar APO SL II 90mm F3,5 Pentax KA en cours d’écoulement.

exemple de grossissement avec le 100mm Pentax DF-A WR, l’avantage par rapport au 50mm, c’est que l’on risque moins de faire de l’ombre au sujet lors de la photo car la distance de mise au point minimale est différente

- les 180-200mm
Les Pentax 200mm Macro A et FA* sont devenus rares car discontinués mais sont des perles d’excellence.
Sigma a fait un temps un 180mm f3.5 mais qui n’existe plus en monture Pentax. (Tamron non plus n’a pas daigné sortir son 180mm Macro en monture Pentax AF )

- les spécifiques à une marque
Pentax a à son actif, un excellent 35mm DA limited macro.

La lumière :
Autre acteur majeur de la macro, la lumière.

En effet, il est souvent nécessaire de diaphragmmer pour garder une bonne zone de netteté car la formule de calcul de la profondeur de champs nous montre bien que plus le sujet est proche pour la focale, plus la profondeur de champs est faible.
Pour y arriver, il est souvent nécessaire :
d’avoir un trépied ( rappelez vous que sur un pied, Pentax conseille de désactiver le stabilisateur )
d’avoir une source de lumière additionnelle : flash, projecteur, flash annulaire
d’avoir la possibilité de monter en sensibilité pour gagner en vitesse. ( Merci les boitiers dernière génération )

Dernière astuce, il faut penser à mettre dans la fonction personnalisée, l’utilisation de la bague de diaphragme autorisée et ( si la fonction existe ) l’utilisation d’optique S autorisée, c’est utile quand on utilise le soufflet, la bague d’inversion et les bagues allonges sans automatismes transmis.

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